Lundi, Yu Meï choisit de parler à visage découvert. La chanteuse de bouyon, 29 ans, est victime de la diffusion de vidéos intimes sans son consentement, partagées dans des groupes en ligne.
Elle porte plainte. Elle demande que toute la chaîne soit examinée : l'origine de la fuite, les groupes qui ont hébergé les vidéos, et chaque personne qui les a fait suivre. Recevoir une vidéo ne donne aucun droit de la montrer ni de la transférer, rappelle-t-elle. Partager l'image intime de quelqu'un sans son accord est un délit.
Elle s'adresse aussi aux autres victimes : garder les preuves, aller voir les autorités, faire valoir ses droits. Et elle refuse que cette affaire décide de la suite. Elle continue de créer, de sortir, de travailler, la tête haute. « Personne ne prendra ma lumière, je vous le dis. »








