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◆ Acte II — Article · 2007-2013

Article rédigé par TIITII NBA, artiste du collectif New Bouyon Wave.

La Traversée

Le Bouyon n'a pas migré. Il a été porté.

Plan large d'une soirée Bouyon clandestine à Pointe-à-Pitre Guadeloupe vers 2009-2010, sound system mobile à gauche, table de mixage avec deux mixers, quinze à vingt personnes dansant vues de dos, sueur, plafond bas, murs avec peinture qui s'écaille, lumière tungstène ambre + brume néon magenta + un strobe vert
Pointe-à-Pitre, fin des années 2000s. Le Bouyon Gwada existe — mais pas dans la lumière publique.

I — Avant 2007 : la Guadeloupe écoute déjà

Avant 2007, la Guadeloupe n'est pas vierge musicalement face à La Dominique. Les sound systems guadeloupéens diffusent depuis longtemps de la cadence-lypso, du dancehall jamaïcain, de la soca trinidadienne, du zouk antillais. La diaspora circule entre Pointe-à-Pitre, Roseau, Brooklyn, Toronto, Paris — et avec elle, les cassettes, les MD, les MP3, les disques. Les radios captent au-delà des frontières insulaires. Le Bouyon dominicain de WCK et de Triple Kay (chap II et III) arrive jusqu'aux oreilles guadeloupéennes par mille canaux informels avant de devenir une scène publique sur l'île.

Il faut donc tenir une nuance importante au début de ce chapitre : la première vague Bouyon Gwada ne crée pas l'écoute du Bouyon en Guadeloupe — elle crée l'infrastructure locale qui permet de jouer du Bouyon depuis la Guadeloupe, plutôt que d'écouter du Bouyon dominicain. La distinction est entre consommation passive (les Guadeloupéens écoutent du Triple Kay sur cassette) et production active (les Guadeloupéens font du Bouyon eux-mêmes, avec leurs propres voix, leurs propres lieux, leur propre créole).

Ce passage de la consommation à la production demande des conditions matérielles. Il faut des soirées dédiées, pas seulement quelques morceaux Bouyon glissés dans un set zouk. Il faut des sound systems prêts à le passer. Il faut des organisateurs qui prennent le risque de programmer un genre encore peu reconnu publiquement. Il faut des artistes qui acceptent de chanter en créole sur des riddims Bouyon. Il faut un public assez nombreux pour qu'une soirée tienne. Et il faut, en surface, une légitimité institutionnelle suffisante pour que la police ne ferme pas tout.

À la fin des années 2000, ces conditions ne sont pas encore réunies de manière coordonnée. Plusieurs DJs guadeloupéens passent du Bouyon dominicain dans leurs sets, plusieurs jeunes artistes essaient un couplet en créole sur un riddim WCK, plusieurs lieux acceptent une soirée mixte zouk/Bouyon de temps en temps. Mais il n'existe pas encore de figure organisationnelle structurante qui transforme cet écosystème diffus en scène nommée. Le Bouyon Gwada n'a pas encore son passeur public.

C'est ce passeur qui arrive en 2007. Il s'appelle Cedrick Raboteur. Le public le connaîtra sous le nom de Vador (parfois orthographié Vadore). Et la traversée commence.

II — 2007 : Vador ouvre la porte

Cedrick Raboteur, alias Vador, apparaît en 2007 comme la première figure organisationnelle structurante du Bouyon en Guadeloupe. Selon le quotidien Le Courrier de Guadeloupe, il organise des soirées Bouyon avec son oncle dès cette année et s'associe rapidement à Francky Belote, propriétaire du Krazy Tras — un lieu identifié dans la presse locale comme l'un des premiers nodes physiques du Bouyon Gwada [S-6]. Cette association — un organisateur (Vador) + un propriétaire de lieu (Belote) + un public en construction — pose les conditions matérielles de la première vague.

Plan moyen d'un organisateur d'événement caribéen branchant des câbles et installant du matériel PA en 2007 devant un petit lieu en Guadeloupe (style Krazy Tras), enseigne partiellement visible, lumière du crépuscule, énergie organisationnelle, calme avant la nuit qui commence
2007. Vador installe. Avant les artistes, il y a quelqu'un qui branche les câbles.

Le détail rarement explicité dans la presse arrive plus tard, par une source orale. Dans son interview à Loxymore au Karukera One Love Festival (2 avril 2024), Aknose confirme que Vador est son cousin [I-15]. Cette parenté familiale n'est pas anecdotique. Elle dit comment la première vague Bouyon Gwada se construit — pas par une institution culturelle ou un label industriel, mais par des cercles intimes (famille, amis, circuits Krazy Tras) qui montent progressivement en visibilité publique. La transmission est intime avant d'être institutionnelle. C'est aussi ce qui explique sa fragilité — quand le tissu intime se déchire, comme avec la mort de Suppa en 2013, la scène entière vacille.

Le dispositif Vador 2007-2013 articule plusieurs fonctions qui n'existaient pas auparavant en Guadeloupe : - Organisation de soirées Bouyon dédiées, avec une régularité qui crée un public habitué. - Hub de réseau entre Dominique et Guadeloupe : Vador met en relation les artistes dominicains qui veulent jouer en Guadeloupe (Suppa en sera l'exemple majeur) et les lieux locaux qui acceptent de les programmer. - Label local sous la marque Vadore Concept Groupe à partir de 2011-2012, qui sort des morceaux et structure la production Bouyon Gwada. - Tour live : le Bouyon Music Live Tour 2012, organisé par Vador, institutionnalise la scène Bouyon Gwada en plein climat institutionnel hostile (cf. blackout 2009 en section III).

À côté de Vador, deux autres figures complètent le dispositif d'importation. DJ Joe est un DJ Bouyon guadeloupéen actif au moins 2012-2013 et associé à des événements Vadore Concept jusqu'en 2022. La généalogie orale (interview Aknose [I-15]) lie Vador et DJ Joe comme les deux Guadeloupéens qui ont importé le Bouyon de la Dominique — formulation directe d'Aknose. Cette double figure dit que la traversée n'est pas l'œuvre d'un homme seul ; elle demande au moins un organisateur (qui pense la soirée et le lieu) et un DJ (qui passe les morceaux et tient l'énergie).

Le troisième élément est le projet Yellow Gaza, que la même interview [I-15] décrit comme « le projet pionnier qui a planté la graine en Guadeloupe ». Yellow Gaza n'est pas un groupe-artiste classique — c'est un collectif/pont qui agrège des voix, des producteurs et des soirées sous une marque parapluie. Sa première trace publique catalogue date du 1er mai 2012 (Bouwe'y feat Tasmo & Keytzone, Apple Music), mais Booska-P place explicitement le projet dès 2010 dans la chronologie publique du Bouyon Gwada [S-9].

À ce stade — fin 2007, début 2008 — Vador a ouvert la porte. Mais une porte ouverte ne suffit pas si quelqu'un la referme.

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TIITII NBA · New Bouyon Wave

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III — 2009 : le blackout

En 2009, deux ans après l'arrivée organisationnelle de Vador, le Bouyon est officiellement banni en Guadeloupe.

Plan large d'une rue caribéenne vide la nuit vers 2009 à Pointe-à-Pitre Guadeloupe, faible lumière depuis une porte de salle fermée, voiture de police garée au coin avec un policier visible, composition asymétrique, fuite de lumière en haut à gauche, grain visible, ambiance tendue et silencieuse
2009. La musique s'arrête. Le bannissement officiel est entré en vigueur.

La trace publique la plus directe vient d'une interview d'Aknose post-Skyrock à France-Antilles dans le contexte du Karukera Festival. Aknose y rapporte la formulation des autorités telle qu'elle a circulé dans la mémoire de la scène : « Ils ont dit blackout, c'est trop trash » [I-16]. Cette phrase — restée dans la mémoire de la première vague — résume la nature du conflit institutionnel : les autorités jugent l'esthétique Bouyon trop crue, trop sexualisée, trop dancehall pour le grand public guadeloupéen, et choisissent de la sortir des programmations publiques officielles.

Le climat se confirme indépendamment trois ans plus tard. Dominica News Online, dans un article de 2012 titré « Guadeloupe clamps down on Bouyon Gwada » [S-8], documente la persistance du conflit institutionnel — la Guadeloupe maintient un cadre de surveillance et de restriction sur les soirées Bouyon. Ce n'est pas une mesure passagère qui disparaît au bout de quelques mois. C'est un climat durable qui structure la première vague pendant toute sa durée.

Pour les artistes et organisateurs, le blackout a deux effets contradictoires. Premier effet : la scène se replie en partie dans l'underground. Les soirées Bouyon Gwada existent, mais elles sont moins exposées publiquement, plus dépendantes des réseaux intimes (cousinages, amis, circuit Krazy Tras), plus rares dans les médias locaux. Deuxième effet : la scène se renforce identitairement par opposition. Quand un genre est officiellement rejeté, le public qui s'y identifie s'y attache plus fortement. Le Bouyon Gwada n'est pas seulement une musique — il devient, dans la décennie 2009-2019, une affirmation culturelle face à un cadre institutionnel hostile.

Cette ambiguïté est elle-même politique. Une censure assumée ouvertement aurait obligé les autorités à formuler une critique précise du Bouyon en tant que genre — ce qui aurait ouvert un débat public sur l'expression culturelle. Une régulation générique non-spécifique évite ce débat tout en obtenant l'effet pratique d'une censure : moins de soirées Bouyon, moins de presse locale enthousiaste, moins de visibilité dans les programmations publiques. Cette zone grise est précisément ce qui rend le bannissement 2009 difficile à analyser proprement.

Mais malgré le blackout, la scène ne disparaît pas. Elle continue dans l'ombre — et entre 2010 et 2012, elle laisse des traces discographiques publiques qui permettent aujourd'hui de la cartographier précisément.

IV — 2010-2012 : Gaza Girls, Yellow Gaza, J2MO

Malgré le blackout institutionnel de 2009, la première vague trouve sa trace discographique publique entre 2010 et 2012. Cette trace est ce qui permet aujourd'hui de prouver — au-delà des mémoires orales — qu'il y a bien eu un Bouyon Gwada avant la New Bouyon Wave.

Le tournant cité par Le Courrier de Guadeloupe est la création des Gaza Girls en 2010 [S-6]. C'est le premier collectif féminin Bouyon documenté en Guadeloupe — et c'est important. Le Bouyon dominicain des années 2000 (chap III) est massivement masculin : Triple Kay, ses concurrents bands, l'émergence solo Asa Banton, tous masculins. Gaza Girls Crew apporte en Guadeloupe une dimension absente côté Dominique de l'époque : un collectif féminin qui revendique une place dans le Bouyon. Cette différence n'est pas anecdotique — elle dit comment la première vague Gwada n'est pas un copié-collé de la Dominique, mais une greffe qui prend une forme nouvelle.

Le 1er mai 2011, Apple Music documente la sortie de `Sa Zot Vle` (Gaza Girls Crew) sur le label Bouyon Concept. C'est le premier repère catalogue solide de la Crew. Le titre alimente aussi la trace Shazam, ce qui confirme la présence durable du morceau dans l'écoute publique — pas seulement dans les soirées underground, mais aussi dans la mémoire numérique grand public.

En parallèle, Yellow Gaza confirme sa trace publique. Apple Music date `Bouwe'y` (Yellow Gaza feat Tasmo & Keytzone) au 1er mai 2012. Booska-P place explicitement Yellow Gaza et Gaza Girls Crew dès 2010 dans la chronologie publique du Bouyon Gwada [S-9]. Le projet n'est pas une émanation d'un seul artiste : c'est une marque parapluie sous laquelle plusieurs configurations sortent des morceaux, ce qui correspond à la logique organisationnelle de Vador (un dispositif qui fait travailler des artistes plutôt qu'un groupe-vedette unique).

Sur le front technique, J2MO / J2mothebeatcooker émerge comme beatmaker pionnier. Son archive Bandcamp et Apple Music documente une activité qui le relie à Suppa, Gaza Girls, Asa Banton et Miky Ding La [S-9]. Booska-P distingue J2mothebeatcooker et J2modj dans le duo J2MO, ce qui rappelle qu'un même nom artistique peut couvrir plusieurs personnes — détail fréquent dans les premières vagues mal documentées par les institutions classiques. L'identifiable solidement, c'est la fonction : J2MO fait des riddims, des productions, des instrumentaux que d'autres viennent topliner. Sans cette infrastructure technique, les voix Yellow Gaza et Gaza Girls n'auraient pas eu sur quoi se poser.

À côté de J2MO, plusieurs autres figures actives en 2012 complètent la première vague : - DJ Joe — DJ Bouyon Gwada actif au moins 2012-2013, encore associé à des événements Vadore Concept en 2022. - Weelow / Wee Low — sort en 2012 Ni Sa La et Frappéy sur Bouyon King / Label Bouyon Music. Indice d'identité côté Qobuz : Wilow Désirade. La trace SoundCloud datée 2012-02-11 (WeeLow - pompey (bouyon) sur Co3 Studio) confirme l'activité de Weelow dans les premiers riddims Bouyon Gwada. - Doc J — actif dès 2012 (WE LOVE BOUYON feat Kassidje, SoundCloud 29 septembre 2012). Trace plus tardive sur Apple jusqu'en 2015. - Miky Ding LaBitin woz en 2013 sur Apple, et plus tard featurings avec Yellow Gaza, 1T1, Shanika. Pont entre première vague et nouvelle génération Gwada. - Arendi / Arendi Rondo — actif dès 2013 puis relance solide post-2017 (Viniw, Holiday, Canicule, Je l'ai vu). Plus en 2017+ qu'en 2007-2013, mais sa trace early existe.

L'événement public synthèse de la période est le Bouyon Music Live Tour 2012, organisé par Vadore. Il marque l'institutionnalisation de la scène Bouyon Gwada en dépit du climat institutionnel hostile — une manière de dire publiquement « nous sommes là, malgré tout ».

V — Suppa : l'arc Dominique-Guadeloupe ⚡

Au cœur de la première vague, une figure relie La Dominique et la Guadeloupe : Suppa, de son vrai nom Lincoln Robin. Artiste Bouyon dominicain installé en Guadeloupe, fondateur de la Gaza Crew, il documente son passage à travers plusieurs traces SoundCloud datées 2011-2013 (Suppa - I Don't Know sur Vadore Concept Groupe, 16 novembre 2011 ; Tchek via Suppa Gaza Crew).

Portrait intime d'un jeune artiste caribéen masculin dans la trentaine vers 2012, locks, micro à la main en pleine session studio, petit home studio en Guadeloupe, lampe tungstène en éclairage latéral, affiche peinte à la main d'un carnaval caribéen au mur, regard caméra, intensité calme
Suppa. Lincoln Robin. Un artiste dominicain qui a choisi de vivre la traversée plutôt que de la commenter.

Suppa n'est pas guadeloupéen. Il est dominicain. Sa présence en Guadeloupe entre 2011 et 2013 — et son rôle structurant dans la Gaza Crew aux côtés de Vador — incarne physiquement la traversée que ce chapitre raconte. Ce n'est pas un genre qui s'autorise à immigrer ; c'est un artiste dominicain qui accepte de vivre, de produire, de partager une scène en Guadeloupe.

Cette présence physique dominicaine en Guadeloupe a un effet sur la perception publique du Bouyon Gwada. Quand un Guadeloupéen voit Suppa sur scène avec Vador et la Gaza Crew, il voit la confirmation que le Bouyon Gwada n'est pas une simple imitation du Bouyon dominicain — c'est une scène où des Dominicains et des Guadeloupéens font ensemble. Le Bouyon Gwada est un genre mixte par construction, pas un genre national.

Cette figure de la greffe est utile pour comprendre la suite de l'histoire. Une greffe demande deux choses : un porte-greffe (le terrain qui accueille) et un greffon (l'élément importé). Le porte-greffe Guadeloupe (sa diaspora caribéenne, sa culture sound system, sa scène zouk-dancehall) est solide depuis longtemps. Le greffon Bouyon arrive en 2007 par Vador, est consolidé par Suppa entre 2011 et 2013, et trouve sa floraison avec Gaza Girls, Yellow Gaza, J2MO. Mais une greffe est aussi fragile : si le greffon meurt, la greffe peut ne pas tenir.

C'est ce qui se passe en 2013.

VI — 2013 : la traversée a un coût

En 2013, Suppa est tué en Guadeloupe. Dominica News Online documente l'événement dans un article titré « Dominican Bouyon artiste killed in Guadeloupe » [S-7]. Sa mort marque la fin du pivot dominicain installé en Guadeloupe.

Plan très large d'une foule de carnaval caribéen la nuit à Pointe-à-Pitre Guadeloupe vers 2013, fanfare visible au centre, sound system au loin, des centaines de personnes en mouvement lent dans une rue étroite du centre-ville, brume tungstène magenta et ambre se mélangeant avec le bleu profond de la nuit, fumée et humidité
Pointe-à-Pitre, 2013. La première vague est passée. La Guadeloupe a goûté au Bouyon.

Avec Suppa, la première vague perd son pivot dominicain installé en Guadeloupe. Vador continue d'organiser, Yellow Gaza et Gaza Girls maintiennent quelques sorties éparses jusqu'en 2014, mais la dynamique première vague s'épuise progressivement. Entre 2014 et 2016, le Bouyon Gwada disparaît du visible public — pas définitivement, comme on le verra au chapitre suivant, mais suffisamment pour que la scène doive se réinventer.

Cette éclipse de trois ans n'est pas un détail mineur. Elle marque le moment où la greffe Bouyon Gwada plantée en 2007 perd suffisamment de sève pour qu'on doive la replanter en partie. La transition Gwada 2016-2022 — DJ Weez, Bilix, Kevni, Lunik / Ludmael Flower, Edday, Lestef KJF, FLW, Team Bwe Tou Sa — sera traitée frontalement au chapitre V. Et la nouvelle vague, la New Bouyon Wave 2023-2026 (TIITII NBA, 1T1, Aknose, le réseau MJC des Abymes), prendra le relais comme héritière consciente de cette première vague. Aknose, dans ses interviews 2024-2026, rappelle régulièrement que la New Bouyon Wave ne nait pas en 2023 — elle hérite d'une mémoire qui commence en 2007 avec son cousin Vador.

La première vague est passée. La Guadeloupe a goûté au Bouyon. Mais avant qu'elle reprenne le micro avec une voix nouvelle, il va falloir trois ans de silence.

Sources

Sources primaires

- [I-3] Mr Delly — drummer-chanteur historique WCK. Interviews vidéo publiques 2018-2024, DBS Radio, YouTube. - [I-7] Voix interne WCK — anonymisée par croisement. 3 interviews vidéo distinctes, 2019-2023. - [I-14] Aknose — interview Loxymore au Karukera One Love Festival, 2 avril 2024 (1 794 vues YouTube). - [I-15] Aknose / Gaël — interview longue Sweet Times With Daryna, 3 janvier 2026 (10 930 vues). Source de la révélation Vador cousin et Yellow Gaza projet pionnier. - [I-16] Aknose post-Skyrock — France-Antilles, Karukera Festival 2026. Source de la confirmation publique du blackout 2009.

Sources secondaires

- [S-1] Wikipedia EN — Bouyon Musicen.wikipedia.org/wiki/Bouyon_music · vérifié 2026-05-05. - [S-6] Le Courrier de Guadeloupe — Bouyon, vrai phénomène de sociétélecourrierdeguadeloupe.com/34-vrai-phenomene-de-societe · vérifié 2026-05-05. - [S-7] Dominica News Online — Dominican Bouyon artiste killed in Guadeloupedominicanewsonline.com/.../dominican-bouyon-artiste-killed-in-gaudeloupe · vérifié 2026-05-05. - [S-8] Dominica News Online — Guadeloupe clamps down on Bouyon Gwadadominicanewsonline.com/.../guadeloupe-clamps-down-on-bouyon-gwada · vérifié 2026-05-05. - [S-9] Booska-P — Bouyon to di worldbooska-p.com/musique/bouyon-to-di-world-comment-le-genre-a-conquis-le-monde · vérifié 2026-05-05.

Pour aller plus loin

- Le Courrier de Guadeloupe — Bouyon, vrai phénomène de société — Presse locale guadeloupéenne qui retrace les premières années de l'organisation Bouyon Gwada. - Dominica News Online — Dominican Bouyon artiste killed in Guadeloupe — Article 2013 documentant la mort de Suppa (Lincoln Robin) en Guadeloupe. - Dominica News Online — Guadeloupe clamps down on Bouyon Gwada — Article 2012 documentant la persistance du climat institutionnel hostile en Guadeloupe. - Booska-P — Bouyon to di world — Article généalogique grand public, mentions Yellow Gaza et Gaza Girls Crew dès 2010.

Glossaire

- Vador (Cedrick Raboteur) — passeur, organisateur, producteur Bouyon Guadeloupe à partir de 2007. - Yellow Gaza — collectif/projet pionnier Bouyon Gwada, actif 2010-2014. - Gaza Girls Crew — premier collectif féminin Bouyon Gwada, formation 2010, premier release 2011. - Suppa (Lincoln Robin) — artiste dominicain installé en Guadeloupe, fondateur Gaza Crew, tué en 2013. - WCK — groupe matrice du Bouyon, traité au chap II. - Triple Kay International — band majeur Bouyon moderne, traité au chap III. - Carnaval de Roseau — l'arène annuelle du Bouyon dominicain.

Prochaine étape

Chapitre V — Transition Gwada : la relance avant l'explosion « 2016-2022. Entre la première vague et la New Bouyon Wave, la Guadeloupe traverse une phase invisible. DJ Weez, Bilix, Kevni, Lunik, Edday, Lestef KJF — la transition qui prépare l'explosion. »