2011
I Don't Kow
SoundCloud Vadore Concept Groupe — première trace audio publique
Artiste Bouyon · fondateur Gaza Crew
Le 16 novembre 2011, Suppa met « I Don't Kow » en ligne sur le SoundCloud Vadore Concept. Personne ne le sait encore, mais c'est l'une des toutes premières traces audio publiques du Bouyon Gwada qui survit aujourd'hui. Lincoln Robin de son vrai nom, Suppa est dominicain d'origine, installé en Guadeloupe, et il porte la voix-phare de la première vague (Acte II). Il fonde Gaza Crew, traverse l'Atlantique vers Paris en décembre 2012, et continue de circuler sur la scène européenne en 2013. Cette même année, il est tué en Guadeloupe. La scène perd son chanteur central à 25 ans à peine.
Sa mort en 2013 change tout pour le Bouyon Gwada. Le chanteur central de la première vague n'est plus là, et c'est Asa Banton qui prendra le relais entre La Dominique et la Guadeloupe pour la décennie suivante. Autour de lui dans Gaza Crew: Vador qui pose les fondations en 2007 avec Vadore Concept, J2MO derrière les beats, Weelow qui porte les sorties et organise les soirées. À ne pas confondre avec le collectif Yellow Gaza (même époque, membres différents) ou avec Gaza Girls Crew, le collectif féminin né de Gaza Crew qui sort « Sa Zot Vle » en 2011 et « Volé Nonm A Moun » en 2013. Dix ans plus tard, la New Bouyon Wave — 1T1, TIITII NBA, Aknose, DJ Softee — émerge dans le vide qu'il a laissé.
Suppa (Lincoln Robin) est le chanteur phare disparu de la première vague Bouyon Gwada. Originaire de La Dominique mais installé en Guadeloupe, il fonde Gaza Crew — un collectif distinct de Yellow Gaza (même époque, membres différents) et de Gaza Girls Crew (collectif féminin issu directement de Gaza Crew). Sa trace audio publique documentée la plus ancienne est l'enregistrement « Suppa - I Don't Kow » publié le 16 novembre 2011 sur le compte SoundCloud Vadore Concept Groupe. Cette trace est citée dans l'inventaire des archives 2009-2015 (`COWORK-ARCHIVES-SOIREES-MIXES`) comme preuve directe de l'écosystème Bouyon Gwada avant l'ère streaming, aux côtés de Weelow (Co3 Studio, février 2012), Yellow Gaza (« Bouwe'y », mai 2012) et Doc J (« We Love Bouyon », septembre 2012).
Sa portée dépasse La Dominique. Décembre 2012 marque la première trace de circulation Bouyon Gwada vers la diaspora européenne : performance à Paris documentée par le blog Rebel Up avec Suppa, Gaza Girls et DJ Joe sur la même affiche. Un an plus tard, le mix « Bouyon Hardcore 2k13 » de Rebel Up (16 décembre 2013, 70 minutes à 155 BPM) le tague comme l'un des cinq noms-clés du genre, aux côtés de Gaza Girls, DJ Joe, Doc J et Weelow. C'est cette circulation européenne précoce qui prouve que le Bouyon Gwada a franchi l'Atlantique bien avant l'ère TikTok et plateformes — décennie avant la vague Theodora 2024+ ou Holly G aux Eurockéennes 2025.
Sa mort en 2013 en Guadeloupe est documentée par la presse dominicaine, qui confirme son identité civile (Lincoln Robin), son rôle de fondateur Gaza Crew et sa filiation dominicaine. C'est un événement tragique qui modifie la trajectoire de la scène : sans le chanteur-figure de la première vague, le rôle de passeur Dominique → Guadeloupe revient par défaut à Asa Banton pour la décennie suivante. Sur le plan éditorial, sa disparition explique pourquoi les noms qui dominent l'Acte II Gwada 2013-2020 sont d'abord des passeurs structurels (Vador, J2MO, DJ Joe, Asa Banton) plutôt que des chanteurs-figures comme lui. La New Bouyon Wave 2023+ (1T1, TIITII NBA, Aknose, DJ Softee) émerge dans un espace narratif laissé vide par cette absence — ce qui rend la fiche Suppa indispensable pour comprendre la chronologie complète. Trois CTAs TIITII NBA relient sa lecture éditoriale au site : Chapitre III — L'Arène, Chapitre IV — La Traversée.
Cité dans la première construction Bouyon Gwada autour de Vador et Vadore Concept (acte II de l'export du Bouyon vers la Guadeloupe).
Publication de « Suppa - I Don't Kow » sur SoundCloud (16 novembre 2011, Vadore Concept Groupe) — première trace audio publique documentée. La même année, Gaza Girls Crew sort « Sa Zot Vle » (label Bouyon Concept, 160 BPM) — collectif issu de Gaza Crew.
Performance à Paris en décembre 2012 documentée par le blog Rebel Up — première trace de circulation Bouyon Gwada vers la diaspora européenne, avec Gaza Girls et DJ Joe sur la même affiche.
Cité comme tag sur le mix « Bouyon Hardcore 2k13 » de Rebel Up (16 décembre 2013, 70 minutes à 155 BPM) aux côtés de Gaza Girls, DJ Joe, Doc J et Weelow. Tué en Guadeloupe la même année; la presse dominicaine confirme l'identité Lincoln Robin et le rôle de fondateur Gaza Crew.
2011
SoundCloud Vadore Concept Groupe — première trace audio publique
2007-2013
fondateur — distinct de Yellow Gaza et de Gaza Girls Crew
2012
décembre 2012 — première circulation Gwada → diaspora européenne
Identifie Suppa comme Lincoln Robin, fondateur Gaza Crew, tué en Guadeloupe en 2013.
https://dominicanewsonline.com/news/homepage/news/crime-court-law/dominican-bouyon-artiste-killed-in-gaudeloupe/Trace audio directe Suppa + Vadore Concept (16 novembre 2011) — genre Bouyon.
https://soundcloud.com/vadore/suppa-i-dont-kowPremière performance parisienne documentée Suppa + Gaza Girls + DJ Joe.
https://www.rebelup.org/author/seb/page/112/?v=d3dcf429c679Mix 70 min 155 BPM avec tags Suppa, Gaza Girls, DJ Joe, Doc J, Weelow (déc 2013).
https://www.rebelup.org/tag/french-antilles/2011, label Bouyon Concept, BPM 160 — contemporain de Suppa dans la même scène.
https://music.apple.comArtiste Bouyon · Bouyon Boss · ambassadeur de bonne volonté
En 2011, Asa Banton sort « One Man ». L'année suivante, « Bouyon Boss ». En avril 2013, « Wet Fete ». Trois singles, trois ans, et le rôle d'artiste Bouyon solo est inventé. Avant lui, le genre vivait surtout par les groupes — WCK, Triple Kay. Après lui, il devient possible d'avoir une carrière nominale, un surnom de scène, un catalogue identifiable et un public qui suit l'artiste plutôt que la formation. En 2020, l'État dominicain le nomme Goodwill Ambassador. Quatre ans plus tard, en 2024, il remporte le People's Choice Award aux Caribbean Music Awards — face à Kes, Patrice Roberts, Skinny Fabulous, Shenseea et Yung Bredda. Première fois qu'un artiste 100 % Bouyon gagne une catégorie mainstream pan-caribéenne.
DJ · producteur · passeur Bouyon Gwada
2007. Le Bouyon vient de débarquer en Guadeloupe, et DJ Joe pose ses platines sur les premiers sets Yellow Gaza. Avec Vador et Asa Banton, il est l'un des trois qui font passer le son hardcore 160 BPM de La Dominique vers Pointe-à-Pitre. En décembre 2012, il monte sur scène à Paris avec Suppa et les Gaza Girls — une des premières fois où le Bouyon Gwada sort des Antilles. Dix ans plus tard, il sort « Bwé rhum » avec Asa Bantan en 2023 et prouve qu'il n'a jamais quitté la table.
Groupe fondateur du Bouyon
En 1988, dans un studio de Grand Bay à La Dominique, un groupe branche une drum machine TR-505 et invente sans le savoir un genre musical. La cadence-lypso de Gordon Henderson, le jing ping joué par les anciens à l'accordéon et au syak, le lapo kabwit du carnaval, le dancehall qui arrive par les sound systems — tout passe par la même machine et le même clavier. Le résultat porte un nom: Bouyon. WCK — Windward Caribbean Kulture — pose la première brique avec le remix « Work It Out (Bouyon Remix) » sur l'album « One More Sway » de 1988. Deux ans plus tard, « Culture Shock » installe le son dans le carnaval dominicain. Le noyau historique: Derek « Rah » Peters à la batterie, Cornell « Fingers » Phillip aux claviers, Mr Delly à la voix-mémoire, Skinny Banton sur la couleur bouyon-muffin.